Alimentation Pratique
Boisson énergisante sans sucre : ce que contient vraiment une dose en poudre
Caféine par dose, édulcorants autorisés, repères de l'EFSA et de l'Anses : ce qu'il faut savoir avant de préparer une boisson énergisante en poudre.
Un sachet vidé dans une gourde, quelques secondes à secouer, et la boisson est prête. Les boissons énergisantes sans sucre vendues en poudre ont trouvé leur place dans les sacs de sport et sur les bureaux. Pour une gamme précise, le site avis-holy.fr détaille par exemple les saveurs et la composition des boissons Holy, l’une des marques les plus connues de ce format.
Mais que met-on vraiment dans son verre ? « Sans sucre » ne veut pas dire « sans rien ». Il reste de la caféine, des édulcorants, des arômes et parfois des vitamines ajoutées.
Voici ce que contient une dose type, les repères officiels sur la caféine et les édulcorants, et les situations où mieux vaut s’en passer. De quoi lire une étiquette en connaissance de cause.
Ce que « sans sucre » veut dire dans une boisson énergisante
Une boisson énergisante classique en canette apporte souvent du sucre en quantité. Les versions sans sucre remplacent ce sucre par des édulcorants, qui donnent le goût sucré sans les calories. La caféine, elle, reste la principale substance active.
Le format en poudre ne change pas cette logique. Une dose, en stick ou en cuillère-mesure, se dilue dans un volume d’eau indiqué sur l’emballage. On y trouve le plus souvent de la caféine, un ou deux édulcorants, des arômes, parfois des colorants et des vitamines. Le site avis-holy.fr relève ainsi, pour cette marque, du sucralose, de l’acésulfame K, des vitamines C et D, de l’extrait de houblon et du jus d’acérola.
Chaque ingrédient a son propre cadre réglementaire. La caféine et les édulcorants sont ceux qui méritent le plus d’attention, parce que ce sont eux dont la quantité compte au fil de la journée.

L’avantage du format est pratique : une poudre prend peu de place et se transporte facilement. En contrepartie, la dose dépend de celui qui la prépare. Une cuillère trop pleine ou deux sticks dans la même gourde, et la quantité de caféine grimpe sans qu’on y pense.
La caféine : combien dans une dose ?
La teneur en caféine varie beaucoup d’un produit à l’autre. Pour se repérer, le plus simple est de la comparer aux boissons que l’on connaît déjà. Les chiffres ci-dessous sont des ordres de grandeur, car la quantité dépend de la préparation et de la taille de la portion.
Une canette standard de boisson énergisante contient donc à peu près autant de caféine qu’un expresso. Pour une boisson en poudre, il faut lire l’emballage : la quantité par dose y est indiquée, et elle peut être plus élevée qu’une canette.
L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a fixé ses repères en 2015. Pour un adulte en bonne santé, jusqu’à 400 mg de caféine par jour, répartis dans la journée, ne posent pas de problème de sécurité. Une prise unique allant jusqu’à 200 mg, soit environ 3 mg par kilo de poids, non plus. Ces chiffres comptent toutes les sources de la journée : café, thé, cola, chocolat et boisson énergisante s’additionnent.

Pour les femmes enceintes ou qui allaitent, l’EFSA retient un plafond plus bas : 200 mg par jour, toutes sources confondues. Pour les enfants et les adolescents, elle propose un repère de 3 mg par kilo de poids et par jour. Un adolescent de 50 kg atteint donc sa limite à 150 mg.
En pratique, une boisson énergisante bue en fin d’après-midi pèse encore au moment de se mettre au lit. Si le sommeil est fragile, mieux vaut la réserver à la matinée.
Les édulcorants : ce que disent les autorités
Les édulcorants les plus courants dans ces boissons sont le sucralose (E955) et l’acésulfame K (E950). Tous deux sont autorisés dans l’Union européenne, avec une dose journalière admissible, c’est-à-dire la quantité que l’on peut consommer chaque jour, toute sa vie, sans risque identifié.
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L’acésulfame K a été réévalué par l’EFSA dans un avis publié le 30 avril 2025. L’agence a relevé sa dose journalière admissible à 15 mg par kilo de poids, contre 9 mg auparavant, et conclu que l’exposition des Européens restait en dessous de ce seuil. Pour un adulte de 60 kg, cela représente 900 mg par jour, une quantité très au-dessus de ce que contient une boisson.
L’Organisation mondiale de la santé apporte un autre éclairage. Dans une recommandation du 15 mai 2023, elle conseille de ne pas compter sur les édulcorants pour contrôler son poids, faute de bénéfice démontré sur le long terme. Elle invite plutôt à réduire le goût sucré de l’alimentation dans son ensemble. Il s’agit d’une recommandation dite conditionnelle, qui ne concerne pas les personnes déjà diabétiques.
Autrement dit, une boisson sans sucre évite le sucre, mais elle ne remplace pas une habitude plus simple : boire de l’eau. Comme le rappelle Santé publique France, l’eau reste la seule boisson indispensable.
Qui devrait s’en passer ?
En 2013, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) a publié un avis sur les boissons dites énergisantes. Elle s’appuyait notamment sur plus de 200 signalements d’effets indésirables recueillis par son dispositif de nutrivigilance, et désignait la caféine comme principal facteur en cause. Ses recommandations valent que la boisson contienne du sucre ou non.
L’Anses conseille aussi la prudence aux personnes sensibles aux effets de la caféine et à celles qui souffrent de troubles cardiovasculaires, de maladies du foie ou des reins, ou de troubles neurologiques ou psychiatriques. Dans ces cas, le plus simple est d’en parler à son médecin.
Sur le sport, les deux agences ne parlent pas tout à fait de la même chose. L’EFSA estime qu’une prise de caféine jusqu’à 200 mg, moins de deux heures avant un effort intense, ne pose pas de problème de sécurité chez l’adulte en bonne santé. L’Anses, elle, vise les boissons énergisantes en tant que telles et préfère qu’on les évite pendant l’effort. Pour s’hydrater à l’entraînement, l’eau reste le choix de référence.
Poudre : bien lire l’étiquette et doser
Le règlement européen sur l’information des consommateurs (n° 1169/2011) encadre l’étiquetage de la caféine. Une boisson qui en contient plus de 150 mg par litre doit porter la mention « Teneur élevée en caféine. Déconseillé aux enfants et aux femmes enceintes ou allaitantes », suivie de la quantité pour 100 ml. Les aliments auxquels on ajoute de la caféine portent eux aussi un avertissement.
Sur un pot ou un sachet de poudre, trois informations sont à repérer : la quantité de caféine par dose, le volume d’eau conseillé et le nombre de doses par jour à ne pas dépasser. La cuillère-mesure fournie sert justement à doser juste. Mieux vaut l’utiliser rase, sans ajouter « un peu plus » pour un goût plus marqué.
Le prix par boisson est un autre critère. À titre d’exemple, la boutique en ligne de Holy affichait le 26 septembre 2026 un pot de 50 boissons à 39,99 euros, soit environ 0,80 euro la boisson, et un sachet individuel à 1,99 euro. Le pot revient donc nettement moins cher à l’usage que les sachets à l’unité.
Enfin, il est utile de faire le compte sur la journée. Deux doses de boisson énergisante, trois cafés et un thé peuvent approcher les 400 mg sans que l’on ait l’impression d’avoir exagéré. Noter une fois ce que l’on boit pendant une journée ordinaire suffit souvent à y voir clair.
Questions fréquentes
Une boisson énergisante sans sucre en poudre reste avant tout une boisson caféinée. Bien dosée, lue attentivement et gardée pour les bons moments de la journée, elle trouve sa place à côté de l’eau, sans la remplacer. Les textes cités dans cet article sont listés ci-dessous.

Rédactrice · Alimentation pratique, sommeil, équilibre mental
Manon suit l'alimentation pratique, les rituels de sommeil et l'équilibre mental pour anagraphe.fr et vérifie chaque information avant publication.
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